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PROJET PÉDAGOGIQUE

 

du Relais Assistants Maternels

 

« LES BOUT’CHOUX »

 

30, avenue du Général Leclerc

69140 RILLIEUX LA PAPE

04.78.88.42.89

ramboutchoux@orange.fr

www.ramboutchoux.fr

 

 

SOMMAIRE

 

Introduction

 

I- Présentation de l’association et quelques mots de son fonctionnement

 

 

II- Le relais : un espace de socialisation vers plus de respect, d’éveil et d’estime de soi des jeunes enfants

 

 

III- Le relais, un espace de soutien à la professionnalisation des assistant.e.s maternel.le.s et gardes à domicile.

 

IV- Le relais, un espace facilitant l’accès à l’information et à l’échange avec les parents. Une relation dont il s’agit de prendre soin.

 

 

Annexes

 

 

 

Introduction

 

Le Relais Assistants Maternels, autrement et plus communément appelé RAM, est un lieu d’information, d’échanges, d’accompagnement au service des assistant.e.s maternel.le.s (AM), des gardes à domiciles, des familles et surtout des enfants.

C’est un espace de vie et d’accueil implanté dans un territoire, qui s’évertue à s’adapter aux besoins de chacun : des enfants et des adultes.

En 2013, le Relais « Les Bout’Choux », basé à Rillieux-La-Pape, est devenue une Association Loi 1901. Un conseil d'administration composé de parents et d'assistant.e.s maternel.le.s décide de tout ce qui a trait à la vie et au fonctionnement du relais.

Une animatrice et une assistante administrative en sont salariées.

Fin 2016, le relais comptait 47 assistant.e.s maternel.le.s   et une personne qui travaille au domicile des parents. La même année, 125 familles pour 127 enfants étaient inscrites au relais.

 

Ses missions sont principalement les suivantes :

 

Le relais ne se substitue pas au parent dans son rôle d’employeur. Il est là pour lui prêter main forte et l’accompagner si besoin.

Pour cela, il met en place des ateliers collectifs, des formations, des temps de partage ou de fête et propose un environnement riche de jeux et matériels différents.

Comme cela est stipulé dans la charte qualité de l’accueil du jeune enfant de Rillieux-La-Pape, les professionnels du relais (animatrice et assistant.e.s maternel.le.s) exercent avant tout une fonction d’accueil et d’éducation.

 

Celle-ci repose sur :

A ce titre-là, les temps collectifs rassemblant professionnel.le.s et enfants de manière régulière et collective sont des moments particulièrement forts et investis (cf. présentation de ces moments page 7).

Ce nouveau projet pédagogique co-écrit par des membres du conseil d’administration et des assistant.e.s maternel.le.s  développe les modalités d’action du RAM. Il est un outil indispensable, posant les fondations et les perspectives de la structure qui continue à évoluer au gré des formations, des rencontres et de l’histoire de notre relais.

 

 

I- Présentation de l’association et quelques mots de son fonctionnement

 

- Les personnes qui le font vivre

 

Le Conseil d’Administration qui assure la gestion courante (validation des budgets prévisionnels, assemblée générale, Gestion du personnel, validation des projets, …) du relais.

Les assistant.e.s maternel.le.s  et les gardes à domicile qui font la démarche de se rendre au relais avec les enfants qu’ils accueillent à leur domicile ou au domicile des parents.

Les professionnels de l’équipe, actuellement 2 salariées présentes sur le relais :

 

- Le rôle de l’animatrice

 

Les missions de l’animateur de relais sont déclinées dans le règlement de fonctionnement et définies dans la lettre circulaire de la Cnaf LC 20011-020 du 2 février 2011 :

Informer les parents/Informer les professionnels/Participer à l’observatoire des conditions locales d’accueil du jeune enfant.

Lieu d’animation/lieu de professionnalisation

Échanger avec les autres institutions/Participer au réseau des Ram/Favoriser les échanges avec les structures du territoire

Élaborer un projet de fonctionnement/Évaluer les actions mises en place par le Ram/Assurer la promotion des actions du Ram

Animer l’équipe du Ram/Assurer la gestion de l’équipement/Participer à la gestion administrative et/ou budgétaire du Ram

 

Le rôle de l’animatrice en résumé porte sur les deux axes suivants :

 

- Les horaires

 

Le relais est ouvert au public :

Lundi :                        8h30 – 17h00

Mardi :                        8h30 – 17h00

Mercredi :                   8h30 – 13h00

Jeudi :                         8h30 – 17h00

Vendredi :                   8h30 – 15h00

Une permanence peut être assurée sur rendez-vous jusque 18h30, une fois par semaine.

 

-L’adhésion

 

L’adhésion au Relais est de 15 € pour les adhérents. L’adhésion au Relais est aussi possible pour les personnes non habitantes de la commune n’ayant pas de relais assistants maternels.

Chaque adhésion est valable un an et est renouvelée en septembre et celle-ci permet de pérenniser certaines activités du relais.

 

- Les temps collectifs

 

Les temps collectifs sont des moments forts, vivants et conviviaux favorisant l‘épanouissement des enfants et enrichissants pour la pratique.

 

 

Le RAM ouvre ses portes 4 matinées par semaine. Chaque AM peut venir au moins 1 fois si ce n’est 2 au cours de la semaine (si la disponibilité et le nombre de places le permettent). Les parents sont invités aux temps collectifs s’ils le souhaitent.

Un accueil dure 2h.

Ici le relais est ouvert aussi pendant les vacances.

15 enfants et donc 4 ou 5 professionnel.le.s en présence de l’animatrice.

Chaque séance fonctionne par thème. Un planning est envoyé sur 2 mois et les professionnels s’inscrivent selon leurs besoins, leurs disponibilités et leurs affinités avec le thème du jour.

Afin de laisser un temps libre aux enfants pour se réapproprier les lieux et les jeux, les ass mat peuvent échanger le matin autour d’un café une 30aine de min en veillant collectivement au groupe d’enfants et à leur sécurité. L’accueil se fait ainsi en douceur pour petits et grands.

L’animatrice du relais est garante de l’organisation et des interactions au moment des temps collectifs.

Ponctuellement, il est possible qu’une action soit proposée aux professionnel.le.s hors les murs. Cela se fait par exemple à la Ludothèque des Centres Sociaux de Rillieux. Pendant que les enfants jouent sous la surveillance de professionnel.le.s, d’autres assistant.e.s maternel.le.s sont formé.e.s à l’aménagement de l’espace ou à la posture que doit avoir l’adulte soucieux de développer des compétences des enfants sur des temps ludiques.

 

 

 

Exemples d’activités possibles sur les temps collectif : motricité sur des modules spécifiques grâce à l’espace et au matériel dont est doté le relais, peinture murale collective sur des grands formats, atelier d’éveil sensoriel, etc. Ainsi, sur ces temps collectifs, les possibles sont plus grands pour les enfants qui vivent ces rencontres comme une joie et une chance.

 

 

L’enfant est ainsi stimulé dans le fait de vivre un temps de jeux libres et d’autonomie différent, avec d’autres pairs et sous l’observation d’autres adultes. Cela permet aux professionnels de se donner ainsi le temps de le regarder agir avec d’autres et ainsi de mieux s’adapter à ce qu’il devient, ce qu’il est et ses besoins.

 

Les professionnel.le.s qui se rendent au relais participent à des discussions et des formations les invitant à renforcer leurs habilités, à développer leur posture d’accueil bienveillant vis à vis des enfants.  Le relais, dans le cadre des temps collectifs, permet aussi aux professionnel.le.s d’observer des pratiques intéressantes mises en œuvre par leurs collègues afin de faire évoluer leurs « habitudes ». Cela permet aux assistant.e.s maternel.le.s de (se) rendre compte en pleine conscience de ce qu’elles font et de ce qui les anime. Cela leur permet d’enrichir leurs activités par des ateliers qui les dotent de nouvelles compétences (artistiques, culturelles, etc). Enfin, les temps collectifs permettent aussi aux professionnel.le.s d’expérimenter de nouvelles pratiques (par exemple, des formes d’actions de psychomotricité un peu plus « acrobatiques » proposées aux enfants) parce qu’elles sont entourées de leurs collègues et de l’animatrice dans une perspective de réassurance, de sécurité et de bienveillance.

 

II - Le relais : un espace de socialisation vers plus de respect, d’éveil et d’estime de soi des jeunes enfants

De manière plus concrète que les orientations éducatives et les valeurs, le relais met en œuvre des moyens concrets au bénéfice des enfants accueillis.

L’attitude des adultes sur les temps forts du quotidien, des activités privilégiées et un espace structurant, sécurisant, propice à l’exploration participent concrètement de cette perspective.

Ce qui est vrai au relais étant bien sûr vrai de ce qui se pratique à la maison...

 

- L’attitude des adultes sur des temps forts du

quotidien

 

Les principes d’intervention et objectifs :

Apprendre que manger est un plaisir, un moment d’exploration sensoriel et un temps de partage essentiel dans le vivre ensemble.

 

Moyens organisation :

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

 

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Allons un peu au-delà…

On évite de s’approprier les enfants qu’on garde (« les miens ») et ou de leur donner des surnoms ou petits sobriquets, en particulier lorsqu’ils sont négatifs (« mon glouton »). L’usage du prénom est privilégié le plus possible.

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Les principes d’intervention et objectifs :

 

Apprendre que l’hygiène est nécessaire pour vivre en bonne santé. C’est important pour se protéger soi et protéger l’autre.

 

Moyens organisation :

 

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

 

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Allons un peu au-delà…

Les adultes évitent de parler d’enfants qui seraient « sales » (sans usage du pot) ou « propres » en se rappelant que l’apprentissage de l’hygiène est aussi fonction de la maturité corporelle et psycho affective de chacun.

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Les principes d’intervention et objectifs :

 

Protéger l’enfant et interdire les coups sont les bases de la posture de l’adulte.

 

Moyens organisation :

 

Selon son âge, on peut isoler l’enfant au sens de le sortir de son activité (en lui demandant par exemple de s’asseoir). Le rappel à la règle ou à la loi est systématiquement formulé. Une ou deux minutes suffisent généralement. L’enfant est ensuite réintégré dans l’activité et le groupe.

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

-           L’adulte observe avant d’intervenir.

-            Prévenir avant d’agir.

-            L’adulte n’a pas avoir peur de répéter les règles : l’enfant a besoin de temps pour les acquérir.

-            L’adulte ne lâche pas : l’interdit est respecté dans la durée, même si la répétition peut agacer.

-           L’adulte explique les règles et les effets de son acte sur l’autre.

-           Se mettre à la hauteur de l’enfant.

-           L’adulte ne parle de la nature de l’enfant (« tu es méchant ») mais bien de l’acte lui-même.

 

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Allons un peu au-delà…

La sanction n’est pas un châtiment. Elle est immédiate et a pour objectif d’éduquer plutôt que punir.

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Les principes d’intervention et objectifs :

 

Connaître les phases de sommeil des enfants est nécessaire pour s’adapter à eux. Cela est d’autant plus important que le sommeil est précieux et même indispensable pour le bien-être et la santé de chacun.

 

Moyens organisation :

 

- Chaque enfant a son couchage individuel dans une chambre à la maison. Au relais, les enfants sont allongés dans un lit au sein de la couchette.

- Les draps sont changés tous les jours au relais.

- La couche est propre pour aller dormir.

- Si un enfant s’endort dans la poussette, l’adulte évite autant que possible de le réveiller.

- Les doudous et les sucettes (sans attache) sont autorisés si ce n’est encouragés pour rassurer l’enfant au moment de l’endormissement.

- Un temps calme est proposé à l’enfant avant d’aller se coucher pour préparer l’endormissement.

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

- Penser à vérifier la température et l’aération de la pièce.

- Accompagner l’endormissement en expliquant que le sommeil est bon pour lui et, si besoin, lui donner un temps spécifique (chanson, câlin, etc.) pour le mettre en sécurité.

- Observer les signes de fatigue chez l’enfant (bâillement, etc.) pour s’adapter si besoin.

- Surveiller le sommeil (la respiration) est d’autant plus important lorsque l’enfant est petit ou malade.

 

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Pour aller au-delà...

- Le sommeil n’est pas une punition.  Il faut que l’enfant sente que l’on ne le couche pas pour être tranquille. « Si tu continues, je te couche » n’est donc pas une phrase adaptée.

- On veille à ne pas parler trop fort et/ou faire trop de bruit pendant la sieste.

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Les principes d’intervention et objectifs :

- Arrivée : Il est important que l’enfant se sente accueilli (en facilitant la transmission d’informations et la séparation d’avec le parent).

- Départ : faciliter la prise de relais d’un adulte à l’autre afin de poursuivre la fin de journée de manière sereine.

 

Moyens organisation :

 

Arrivée :

- Tout le matériel (sucettes, doudou) est vérifié.

- Dire bonjour et interpeller l’enfant par le prénom.

-  Est agencé un espace ludique (petite table, etc.) permettant d’avoir un endroit accueillant et dédié pour chacun (casier pour les effets personnels, nom sur le porte-manteau, etc.).

- L’enfant est accompagné physiquement d’un espace d’accueil à l’espace de jeu.

 

Départ :

- Le rangement des jeux et activités est commencé pour amorcer le mouvement.

- La dernière activité proposée est adaptée pour faciliter la séparation (jeu calme, lecture, etc.).

- L’enfant est accompagné physiquement vers le porte-manteau et l’autonomie est facilitée (petite chaise pour mettre les chaussures, etc.)

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

Arrivée :

- Être avenant malgré ses fatigues, ses humeurs.

- Poser la question systématiquement aux parents de savoir comment va l’enfant.

- Si nécessaire, poser la question de savoir quel parent vient chercher l’enfant le soir pour le prévenir.

- Au début, l’adulte explique les routines attendues (quitter ses chaussures, etc.) jusqu’à ce que l’enfant se les approprie de manière autonome.

-  Si l’enfant pleure en quittant son parent, faire preuve d’empathie en lui donnant le droit de pleurer d’abord (« tu as le droit d’être triste ») avant de lui donner une explication, une solution.

- Si l’enfant arrive endormi, il est légèrement déshabillé en veillant autant que possible à ne pas le réveiller. Au réveil, on verbalise ce qui s’est passé.

- Accompagner l’enfant dans un rituel de séparation systématique (en l’amenant derrière la fenêtre pour un dernier coucou, par exemple). 

Départ :

- Prévenir l’enfant de l’heure qui arrive de façon à ce qu’il ne soit pas surpris par l’arrivée du parent.

- La transmission est orale et/ou écrite et est préparée par avance à partir des éléments notés de la journée.

- Si l’enfant ne veut pas partir, c’est la clarté des limites qui est à ré expliquée à chacun de manière ferme (mais sans cri) même si cela a déjà été verbalisé.

- Inviter le parent à ne pas « arracher » l’enfant à son activité ou aux bras de l’assistant.e. maternel.le.

 

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Allons un peu au-delà

- Les adultes évitent de se parler entre eux, au-dessus de la tête de l’enfant.

- Les limites entre parent et professionnel doivent être claires (verbaliser plus nettement les attentes des uns vis à vis des autres, même si on est au domicile de l’assistant.e maternel.le.

- Dire sa gêne si besoin plutôt que de rester avec une sensation de mal-être (concernant, par exemple, le temps pris pour l’accueil du matin ou du départ de l’enfant).

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Les principes d’intervention et objectifs :

 

Le jeu est central pour se connaitre et connaitre les autres. Il permet à l’enfant de s’approprier son corps, développer ses habiletés et s’ouvrir au monde à son rythme. Il s’agit donc de l’accompagner pour ne pas qu’il ait peur, lui apprendre à surmonter ses appréhensions, sans faire à sa place et en l’encourageant.

 

Moyens organisation :

 

 

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

- Les adultes sont toujours partie prenante de l’activité : l’observation est continue et la participation est modulable selon l’activité.

 

- On ne contraint pas l’enfant à faire s’il n’en a pas envie.

- On ne fait pas à sa place.

- On laisse l’enfant « détruire » (au sens de s’entrainer à construire-déconstruire, pour tester son pouvoir sur le monde) sans déranger les autres (si les copains en sont donc d’accord) tout en respectant les attentes du groupe.

- Les adultes s’adaptent à la situation et au groupe : si les jeux vont bon train et que le partage est grand, les activités peuvent évoluer, être aménagées.

- Les adultes formulent des encouragements, notamment en cas de difficultés pour l’enfant.

 

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Allons un peu au-delà…

Ce n’est pas parce qu’on rend un enfant « sale » qu’on ne l’a pas surveillé. S’il a joué dans l’herbe avec des copains, il s’est amusé et l’adulte juge que c’est là l’essentiel.

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Les principes d’intervention et objectifs :

L’enfant a besoin de progression dans la relation aux autres, sous le regard et l’attachement de l’adulte qui s’occupe de lui au quotidien.

C’est dans cette rencontre avec un autre lieu, d’autres enfants qu’il va pouvoir expérimenter, acquérir de nouvelles compétences, s’ouvrir au regard de l’autre et ainsi gagner en confiance et en estime de lui-même.

De même, il a besoin d’espaces structurés de manière stable, avec des limites claires et des aménagements lui permettant d’explorer le plus librement possible tout en garantissant la sécurité dont il a besoin.

Moyens organisation :

 

 

Des éléments repères pour les professionnel.le.s :

 

 

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Allons un peu au-delà…

On est pleinement présents dans les temps d’échange, de repas ou de jeux avec les enfants. Ce qui oblige à différer parfois certaines autres sollicitations (celles de collègues ou celles d’autres enfants). L’enjeu étant d’apprendre à être centré sur un moment particulier (mobiliser son attention sur une activité en cours) tout autant que d’apprendre à vivre ensemble et à partager.

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III -  Le relais : un espace de soutien à la professionnalisation des assistant.e.s maternel.le.s, garde à domicile

 

La petite enfance est une période essentielle de l’existence au cours de laquelle l'attitude des parents et des adultes qui entourent l'enfant, agit sur son développement, sur son avenir, sur le rapport à soi et sur le rapport à l’autre qu’il peut tisser.  Dans ce contexte, le parent tient une place centrale. En confiant son enfant à un.e professionnel.le, il lui laisse également prendre un rôle de première importance pour l’enfant qui va souvent passer plus de temps avec l’assistant.e. maternel.le  au cours de la semaine qu’avec son propre parent. Il s’agit là d’un puzzle à 3 où chacun doit trouver sa place spécifique.

La qualité de l’accueil qu’il propose devient ainsi déterminante.

 

La fonction du Relais Assistant.e.s Maternel.le.s  vise à soutenir conjointement parents et assistant.e.s maternel.le.s  dans ce partage de rôles et de tâches visant au bien-être de l’enfant.

 

L’assistant.e maternel.le est agréé par le service PMI du Conseil Général pour l’accueil d’enfants au sein de son domicile. Il ou elle bénéficie d’une formation initiale qui vise à apporter des repères quant aux points essentiels du développement psychoaffectif et moteur du jeune enfant et à engager une réflexion sur la posture professionnelle que le professionnel va adopter. Des sessions de formation continue proposées par le relais ensuite lui sont souvent précieuses.

 

C’est une place qui est difficile à tenir pour plusieurs raisons :

 

 

Cette profession, est un « vrai métier de relations et de communication ».

Les notions d’écoute, de bienveillance et disponibilité sont en ce sens les maitres mots de la pratique au quotidien afin de pouvoir accompagner les enfants et leurs parents dans leur fonction parentale.

 

Le ou la professionnel.le accompagne la séparation entre parents et enfants. Le jeune enfant développe grâce à cette relation et à travers un environnement propice, stimulant et adapté, un sentiment de confiance et de sécurité.  A ce titre-là, il est vraiment question ici de partage et de coéducation. Au plus près des besoins spécifiques de chaque enfant. Les professionnel.le.s s’attèlent en effet à construire une relation ajustée à chacun, de sorte que parents, professionnels et enfants puissent vivre chaque jour des relations de qualité et de confiance. Ce qui met la communication au centre de leur attention et de leurs gestes.

Travailler avec de jeunes enfants et avec leurs familles (parfois 3 ou 4), a des répercussions, parfois même des résonances d’avec sa propre histoire, son propre vécu et sa propre éducation. Se mettre en situation d’écoute, d’encouragement, d’empathie est parfois difficile.

Ainsi, l’assistant.e maternel.le, tout en veillant au fait de prendre en compte la culture, les repères et normes de chacun, s’efforce de prendre du recul sur ses à priori, sur ses réactions émotionnelles, ses jugements ou tentations de comparaison.

C'est une capacité d'ouverture, de disponibilité d'esprit et d'adaptation qui est à développer pour recevoir, entendre et se positionner par rapport à toutes les demandes ; d’où l’intérêt des formations ou groupes de parole proposées par le RAM et nourrissant ces compétences difficiles à développer en travaillant seul(e).

Avec l’exigence constante de veiller à la sécurité de tous, de maintenir un regard ouvert à tous risque de maltraitance et d’assumer pleinement sa responsabilité éducative vis-à-vis des enfants accueillis, y compris lorsqu’on travaille 50 h durant la semaine, sortir de son domicile et venir à la rencontre d'autres professionnel.le.s est le gage de personnes motivées, exigeantes et acceptant le « risque » de se mettre sous le regard d’autrui lors des temps collectifs, pour enrichir leurs pratiques, au bénéfice des enfants qu’elles aident à grandir.

 

 

IV - Le relais : un espace facilitant l’accès à l’information et à l’échange avec les parents.

Une relation dont il s’agit de prendre soin.

 

Pour l’enfant et son bien-être, la relation parent-professionnel.le est à prendre soin. La confiance, la clarté, l’accueil empathique des uns et des autres sont bénéfiques à chacun.

 

La recherche de confiance et d’échange sincère entre parents et professionnels est permanente. En revanche, le familier n’est pas la familiarité ; l’espace d’accueil reste l’espace familial de la professionnelle et à ce titre-là, le parent est accueilli selon les règles posées par elle (par exemple, on est reçus dans le hall mais pas sur le canapé du salon, etc.).

 

Le relais Les Bout’Choux encourage les parents à faire vivre leur triple rôle d’adhérent, d’employeur et d’éducateur. Cela passe par le fait de les impliquer s’ils le souhaitent-peuvent, d’accompagner leur rôle d’employeur et de favoriser l’idée de co-éducation dont ils sont l’acteur principal.

 

- Impliquer les parents : Les parents sont adhérents du relais et à ce titre-là, ils sont invités à participer aux temps d’éveil ou collectifs. Il est espéré qu’ils y prennent activement place, c’est à dire qu’ils participent et enrichissent (à la mesure de leur possible) la vie du relais sur les temps de fête mais aussi sur tous les temps de rassemblement. Outre la dynamique collective que cela nourrit, le but est de leur permettre de fréquenter le lieu collectif ou évolue leur enfant, au moins une fois par semaine. Ainsi les parents découvrent aussi ce que les enfants font avec leur assistant.e. maternel.le pendant les temps partagés au sein du RAM.

Par ailleurs, les familles peuvent entrer au conseil d’administration, émettre des propositions pour des temps collectifs, des temps festifs, etc. Ce sont là des énergies et des savoir-faire précieux qui peuvent se partager et qu’il s’agit de susciter.

 

 

- Accompagner le rôle d’« employeur » : les parents déclarent l’assistant.e. maternel.le et à ce titre-là s’engagent à  respecter les règles et devoirs du droit du travail tout comme les professionnels doivent le faire également. C’est une responsabilité importante pour les assistant.e.s maternel.le.s qui en dépendent. Si besoin, le relais peut les accompagner dans ce rôle en leur transmettant des informations sur le plan juridique par exemple.

 

Même si l’organisation s’en trouve parfois un peu compliquée, les familles peuvent encourager les temps de formation des assistant.e.s maternel.le.s en devenant ainsi « parent facilitateur », un rôle attendu par les professionnel.le.s qui ont besoin de faire évoluer leurs pratiques et leurs compétences, au bénéfice des enfants accueillis.

Les parents sont incités à exprimer leurs attentes sur le plan éducatif, leurs exigences et si besoin leurs éventuels désaccords. Un échange oral, même bref, clarifie souvent les situations. En outre, solliciter l’animatrice en cas de besoin d’information ou de tension est souvent fort utile. Un échange téléphonique ou un rendez- vous peuvent alors s’envisager pour clarifier les situations.

 

- Encourager les parents dans leur rôle d’acteur premier d’éducation :

 

Le relais Les Bout’Choux encourage les familles à devenir actrices, en tenant un rôle central de « courroie de transmission », en impulsant les changements qui concernent l’enfant, en entretenant une relation d’échanges avec les assistant.e.s. maternel.le.s et en soutenant leur professionnalisation.

Comme cela est rappelé dans les orientations du Pôle petite enfance, les parents sont et restent les acteurs principaux de l’éducation de leur enfant, y compris lorsqu’il est accueilli toute la journée chez un ou une assistant.e. maternel.le.

 

A ce titre, les professionnel.le.s se doivent de respecter les parents : en restant attentif au fait d’être tolérant, en limitant les jugements, en acceptant de remettre en cause ses représentations en tant que professionnels.

Même si c’est parfois difficile et que cela peut être discuté ensemble, les professionnels écoutent et prennent en compte leurs demandes, leurs attentes.

L’usage du prénom est privilégié pour les échanges afin de créer un lien de proximité entre les adultes.

Les parents impulsent les changements concernant l’enfant (diversification alimentaire par exemple ou apprentissage de l’usage des toilettes) et l’assistant.e. maternel.le leur emboite le pas, si la proposition s’inscrit bien dans une perspective de respect du développement et de bien-être perçu par chacun. Si tel n’est pas le cas, il s’agit d’inciter chacun à clarifier la situation par un échange respectueux et compréhensif. A ce titre-là, le travail au quotidien s’effectue dans une dynamique de co-éducation.

 

C’est dans la relation parent-professionnel.le que chacun peut s’assurer que les choix faits concernant l’enfant semblent pertinents et opportuns. Il est donc important que les parents osent interpeller l’assistant.e. maternel.le de manière simple et continue : en l’informant des petits changements ordinaires mais précieux... L’assistant.e. maternel.le peut susciter un échange si elle observe une situation qui l’impose, tout comme l’animatrice du relais peut intervenir si besoin, pour apporter un regard plus distancié. Concrètement, des temps partagés, des rendez-vous, des échanges écrits peuvent être mobilisés dans cette perspective.

 

 

Annexes (en cours)

 

Nos valeurs vis-à-vis des enfants et des familles

Le RAM des Bout’Choux défend et met en œuvre des valeurs qui se déploient dans les postures éducatives et dans les relations entretenues entre enfants et adultes de manière générale. Se sentir respecté, valorisé et soutenu sont au cœur des préoccupations du relais pour chacun des êtres qu’il accueille.

 

- Le respect de soi et des autres

 

 

- L’expérimentation et l’estime de soi

 

 

 

 

 

 

- Le Partage, l’entraide et la solidarité